
L'Onction des
Malades

Chaque année, dans chaque
paroisse ou secteur paroissial, il y a une célébration communautaire
de l'Onction
des malades. Si vous désirez recevoir ce sacrement, renseignez-vous
auprès de votre paroisse ou secrétariat ou directement au secrétariat
du secteur sur la page "Les sacrements".
La célébration a souvent lieu au mois de novembre et de même,
au mois de février a lieu le "Dimanche de la Santé"
qui réunit les personnes oeuvrant dans ces services de santé
et de miséricorde (médecins, infirmières, mouvement d'Eglise,
bénévoles, ...) et des malades, témoins aussi de leur
foi.
Historique et
explication de l'Onction des malades
Dieu
n'a pas voulu la maladie, de même
qu'"il n'a pas fait la mort""
(Sag 1,13). L'une et l'autre sont entrées dans le monde par le péché;
non que chacun supporte dans la maladie qu'il peut éprouver la punition
d'une faute personnelle que nous aurions fait comme on le croyait encore au
premier siècle, mais parce que la maladie est un mal et que le mal
est entré dans le monde par le péché.
La prédilection pour les malades, Jésus l'a toujours manifesté
car il trouvait en eux ces pauvres, pauvres de force physique, à qui
il venait annoncer en priorité le message du salut. Il les sauvait
de la souffrance en les guérissant. Maintenant qu'il est retourné
vers son Père, il ne les abandonne pas, il ne
nous abandonne pas. Intercédant sans cesse pour nous, il prie
pour ceux qui sont les membres souffrants de son Corps et qui communient plus
intimement que les autres à son sacrifice rédempteur. Mais surtout,
il a institué un sacrement du réconfort dans la maladie grave,
le sacrement de l'Onction des malades.
Pourquoi un sacrement
de la maladie grave ?
La maladie
apporte un bouleversement profond dans la vie de chaque personne: il y a une
rupture avec les activités professionnelles, une rupture souvent avec
la vie familiale bien qu'elle soit entourée, un isolement dans une
chambre d'hôpital, des préoccupations financières, sans
parler de la souffrance physique et morale, des interrogations secrètes
que chacun se pose alors dans ces moments là. Par le sacrement de l'Onction,
le Christ vient vers le malade pour l'apaiser,
lui rendre confiance, lui pardonner ses faiblesses et le fortifier ainsi moralement
face à la maladie.
Dans l'évangile, nous voyons
les Apôtres qui, envoyés par Jésus, "faisaient
des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient"
(Mc 6:13). Vers les années 60, saint Jacques écrit:
"Si
l'un de vous est malade, qu'il appelle ceux qui exercent dans l'Eglise la
fonction d'Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une
onction d'huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par
la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis
des péchés, il recevra le pardon" (Jac 5, 14-15).
C'est ainsi que l'Eglise a reçu
l'Onction des malades de la tradition apostolique.
Comme la Confirmation, le sacrement
comporte une imposition des mains et une ou plusieurs onctions d'huile. Mais
l'huile dont on use dans la célébration de l'Onction des malades
n'a pas la même signification que le saint-chrême qui, au Baptême
ou à la Confirmation, rappelle l'onction des prêtres et des rois
de l'Ancien Testament; elle évoque plutôt l'huile dont, jusqu'à
ces derniers temps, on utilisait largement les vertus thérapeutiques
(voir dans "nos églises"
à "St Joseph", la conclusion du drame de la fosse 6).
Ce n'est pas l'huile qui consacre, mais l'huile qui apaise la souffrance.
L'Onction
des malades n'a pas pour but de préparer à la mort mais d'aider
à la guérison ou, en ce qui concerne les vieillards, de les
réconforter dans leur faiblesse grandissante et leurs infirmités.
Toutefois, on peut donner l'Onction à un mourant, surtout s'il ne peut
recevoir ni la Pénitence, ni l'Eucharistie. A tout chrétien
sérieusement malade ou sur le point de subir une grave opération,
à tout vieillard qui sent peser sur lui le poids de ses infirmités,
on ne peut que répéter le conseil de st Jacques : "Qu'il
appelle le prêtre de l'Eglise". Il existe aussi, dans
les lieux de pèlerinage ou lors de journées rassemblant les
malades, des célébrations communautaires de l'Onction des malades,
dont beaucoup ont déjà éprouvé le bienfait.